Nicolas FAVARD Bijoutier-Joaillier

Nicolas FAVARD <span> Bijoutier-Joaillier</span>

Après toutes ces années passées en Chine, j’ai eu l’occasion de rencontrer, de travailler et d’échanger avec d’autres artisans, cela m’a beaucoup enrichit.

Nicolas FAVARD  Bijoutier-Joaillier

Nicolas Favardest bijoutier-joaillier à Pékin. Depuis l’âge de 12 ans Nicolas Favard rêve d’exercer ce métier. C’est ce qu’il fait depuis 2004 en Chine. Récemment, il a ouvert une nouvelle boutique à Sanlitun ( quartier de Pékin réputé pour ses nombreux bars et boutiques d’enseignes internationales ). Pour réaliser ses bijoux uniques en or, argent, titane, platine et cuivre, il trouve son inspiration à travers les vêtements, le caractère et bien sûr les souhaits de ses clients.


Nicolas Favard nicolasfavard.com

Portrait

1 Quel est votre premier souvenir de la Chine ? Les histoires de mon oncle
2 Une chose qu’il faut faire en Chine Prendre un train
3 Si vous deviez conseiller une ville à visiter absolument ce serait… Beijing
4 Quel est l’endroit que vous ne connaissez pas encore mais que vous voudriez découvrir ? Dunhuang
5 Quel est le plus beau monument de Chine ? Les grottes de Longmen
6 Quelle chose vous manque le plus quand vous êtes en Chine ? La presse et la boulangerie
7 Quel est le plat qui vous a le plus marqué en Chine ? Le poisson mandarin
8 La boisson que vous préférez en Chine ? Le thé
9 Pour vous, la plus grande différence entre les Chinois et les Français est… Culturelle
10 Et la plus grande affinité entre les Chinois et les Français est….. La nourriture
11 Ce qui vous a étonné le plus en Chine ? Les gens
12 Un préjugé écarté après votre passage en Chine Le manque de propreté
13 Le symbole de la Chine est… Mao sur un billet de banque
14 Si un mot devait définir la Chine ce serait… Énergie


Interview

Comment êtes-vous arrivé en Chine ?
Bijoutier joaillier de formation, après 6 années d’apprentissage en France, j’ai vécu 2 ans au Viêt Nam d’où je suis parti pour la Chine. Je suis arrivé à Beijing en 2004.
C’est une passion pour l’Asie, la curiosité, l’envie de voyager, la découverte d’une culture radicalement différente et la vie ici qui m’ont fait rester et entreprendre.

C’est un parcours semé d’embûches ?
Non, monter une petite entreprise en Chine n’est pas impossible mais requiert beaucoup de temps et d’énergie. On ne compte pas le temps passé entre la compréhension des différentes étapes et leur mise en place (banques, certificats..).

Décrivez nous votre boutique, quelle “couleur” avez-vous eu envie de lui donner ?
J’ai ouvert une petite boutique en 2008 que j’ai fermée pour en ouvrir une autre plus grande et mieux située en 2010. C’est un lieu qui combine l’atelier et l’exposition pour la vente de pièces uniques, nous créons aussi sur mesure pour des particuliers.

J’ai actuellement 2 employés, tous les deux chinois et passionnés par le bijou. Un ouvrier que j’ai formé en grande partie et une assistante qui a étudié la bijouterie en Angleterre.

Pour ce qui est de la “couleur” ou l’atmosphère de la boutique, venez nous voir on vous y accueillera avec plaisir ! C’est un endroit où les bijoux sont mis en scène dans de petits univers à hauteur de regard, où les sons des outils qui façonnent les pièces se mêlent aux matières, c’est un endroit où je reçois mes clients pour échanger sur le bijou.

Je suis vraiment satisfait d’avoir créé ce lieu qui accueille Chinois et étrangers à la recherche de bijoux de fabrication artisanale, de pièces personnelles.

Quel est votre regard sur le marché chinois en matière de bijou et de joaillerie ? Est-ce que le savoir faire français dans ce domaine est reconnu ?
Quand je suis arrivé en 2004 il y avait encore peu de demande et donc peu d’offre dans ce domaine (ou bien l’inverse). A Beijing, maintenant, beaucoup d’écoles d’art ont une section bijouterie, beaucoup de boutiques se sont ouvertes mais il y a encore trop peu d’artisans créateurs.

Après toutes ces années passées ici, j’ai eu l’occasion de rencontrer, de travailler et d’échanger avec d’autres artisans, cela m’a beaucoup enrichit. Depuis que je suis ici j’enseigne à l’Académie des Beaux Arts de Beijing. C’est un échange qui m’apporte énormément.

Le savoir faire français et européen est bien sûr reconnu et apprécié et il reste encore une source d’exemple. Mais j’assiste aussi à l’émergence d’un savoir faire chinois loin des préjugés du “made in China”.

Votre plus belle pièce ?
C’est toujours une question difficile et que j’élude avec plaisir, disons que j’y travaille actuellement..!

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